OBSERVATOIRE FICAM du LONG METRAGE-3ème Trimestre 2008
(15-10-08) Au terme du 3ème trimestre 2008, la production de films d’initiative française (FIF) est stable avec 134 films mis en production contre 131 films en 2007. VOLUME DE PRODUCTION
Le total des devis des films de longs métrages mis en fabrication entre le 1er Janvier et le 30 Septembre 2008 s’établit à 1.023 M€ contre 818 M€ durant la même période de 2007.
Cette croissance s’explique essentiellement par la présence de 7 films d’un budget supérieur à 20 M€ (1) représentant à eux seuls 240 M€ alors que seulement 2 films de cette importance étaient produits durant les 9 premiers mois de 2007, pour un total de 50 M€. AUGMENTATION DU NOMBRE DE FILMS A GROS BUDGETS :
Les films d’un coût supérieur à 7 M€ progressent de 25% (50 longs métrages) alors que les productions dont le devis est situé entre 2 et 7 M€ diminuent de 20% (54 films).
La localisation des films en France reste stable par rapport à la même période 2007.
(1) Arthur 2, Océan, Transporteur 3, Un monstre à Paris, OSS 117, Le petit Nicolas, L’emmerdeur. Contact FICAM : Hervé CHATEAUNEUF – 01 45 05 72 47 – 06 18 39 10 11
Baromètres de l’Observatoire Métiers/Marchés – 1er semestre 2008
(17-09-08) Les réunions des Observatoires Métiers/Marchés Long Métrage et Fiction TV se sont tenues fin juin pour analyser la production du 1er semestre 2008.
Les travaux des membres de l'Observatoire, qui vérifient et analysent les données des différents marchés, sont désormais retraduits dans des baromètres, qui seront publiés très régulièrement sur le site internet de la Ficam.
Les deux premiers baromètres, réservés aux adhérents, sont consultables dans l'espace adhérent, dans la rubrique "documentation interne".
Pour plus d'informations, contacter le service étude de la Ficam (Anna Sibley).
OBSERVATOIRE FICAM PRODUCTION de la FICTION TV du 1er semestre 2008
(30-06-08) A. VOLUME DE PRODUCTION
La mise en production de fiction de prime time recule de 30% au premier semestre 2008, soit 219 heures contre 294 heures.
• La production de séries de 52’ régresse de 166 à 100 heures (2007/2008)
• Le format 90’ (unitaire et série) poursuit quant à lui son érosion avec 119 heures contre 138 en 2007, soit un nouveau recul de 9% après l’effondrement de 34% survenu entre 2006 et 2007.
Exprimée en montants investis dans la production, cette réduction d’activité se traduit par une perte de valeur de 65 M € sur les six premiers mois de l’année.
Le manque à gagner pour la filière technique et pour l’emploi intermittent sont respectivement évalués à 10 M € et 35 M €.
Dans le même temps, la production de « day time » et « d’access prime time » de séries de 26’ progresse de 90 heures, soit 175 heures (contre 85h en 2007).
Le doublement de son volume de production impacte faiblement la croissance de l’investissement global (14 M€).
En effet, la FICAM estime que l’investissement sur le « day time » est généralement CINQ fois inférieur aux budgets engagés sur le « prime time » à minutage équivalent.
B. REPARTITION PAR DIFFUSEUR (hors format court 26’ et 13’)
L’analyse des mises en production 2007/2008 des diffuseurs affiche d’importants contrastes.
• France 2 : -20% (89h en 2008 contre 111h en 2007)
• France 3 : -22% (37h en 2008 contre 49h en 2007)
• M6 : -82% (7h en 2008 contre 37h en 2007)
• TF1 : Maintien du volume horaire de mise en production de fictions
C. SUPPORTS DE TOURNAGE
CINQUANTE POURCENT de la production d’œuvres de fiction est désormais tournée sur support « Numérique H.D. » soit 20% de plus qu’en 2007. Les programmes de la journée de 13 et 26’ restent pour leur part intégralement produits en numérique et numérique H.D.
CONCLUSION : A défaut d’un retournement de situation survenant au 2ème semestre, ces indicateurs confirmeraient les craintes d’une crise aigüe de la fiction TV française
Prochaines réunions de l'observatoire Métiers Marchés (réservées aux adhérents)
(18-06-08) Lors de ces réunions, les prestataires de toutes les filières (tournage, laboratoire, post-production image et son) examinent et confirment les données recueillies par le service étude de la Ficam.
> le lundi 30 juin (14h30 à la Ficam) Analyse des données Long Métrage (1er semestre 2008)
> le lundi 30 Juin (12h00 à la Ficam) Analyse de la production de fiction TV (au 30 juin 2008)
infos : Anna Sibley (sibley@ficam.fr)
Les longs métrages de fiction d'initiative française au 1er trimestre 2008
(8-04-08) Baisse des tournages et hausse de la délocalisation au 1er trimestre 2008
La production de Longs Métrages de fiction d’Initiative Française est en baisse au 1er trimestre 2008 et atteint 27 projets contre 35 au 1er trimestre 2007. En effet, après le ralentissement observé déjà fin 2007, l’année 2008 a commencé sur un rythme de lancement des tournages peu soutenu avec une amélioration en fin de trimestre. L’ensemble de ces projets tournés au 1er trimestre 2008 représente 267 semaines de tournage, en baisse de 15% par rapport à 2007.
Notons qu’il est bien difficile de dégager des règles de saisonnalité des tournages de longs métrages en France et qu’il convient donc d’observer une certaine prudence dans l’extrapolation des chiffres trimestriels d’autant que l’activité du 1er trimestre 2007 avait été particulièrement forte.
Cette baisse du volume de la production s’accompagne d’une hausse de la délocalisation des tournages; celle-ci augmente de 10 points et représente à ce jour 33% des tournages (contre 23% au 1er trimestre 2007). Cette augmentation s’explique principalement par les contraintes artistiques ou techniques (« OSS117 », «Romaine par moins 30 », « La loi du plus fort », « Loup », « Safari »). Il y a toujours des projets qui se délocalisent pour des raisons économiques et de coproduction (« Nuit de chien »).
Cette baisse de la production se retrouve dans les statistiques de vente de film 35mm du 1er trimestre 2008 en baisse de 24% par rapport à 2007. La tendance baissière étant renforcée par la taille des projets pour lesquels la pellicule a été achetée à l’étranger en 2008 par rapport à 2007.
Ce constat renforce le besoin d’un crédit d’impôt international attirant les tournages en France.
Maintien confirmé du support film 35mm pour les tournages de fiction au 1er trimestre 2008
Les longs métrages de fiction d’initiative française se sont très majoritairement tournés en film (88%) et presque exclusivement en 35mm au 1er trimestre 2008 (23 projets en 35mm et 1 projet en 16mm sur 27 au total). On observe une augmentation significative des projets utilisant de la pellicule 35mm en « 3 perf » : 7 projets en 2008 contre 4 en 2007 même période.
Ce début d’année a vu une baisse du tournage video par rapport à 2007 (3 projets contre 8).Le support de tournage video pour les Longs Métrages de fiction d’Initiative Française est exclusivement de la Haute Définition et représente 11% des tournages (contre 26 % au 1er trimestre 2007).
Ramenée en semaines de tournages, le tournage vidéo ne représente que 9% du total des semaines de tournage (contre 26% au 1er trimestre 2007)
Augmentation de la postproduction numérique au 1er trimestre 2008
La postproduction numérique (hors montage) des Longs Métrages de fiction d’initiative française augmente de 12 points par rapport à la même période de 2007 et représente 58% des postproductions faites en France au 1er trimestre 2008.
Seul un projet sur 27 annonce une postproduction à l’étranger.
On notera que la postproduction 2K ne représente encore qu’à peine 20% de ces postproductions numériques.
Etude sur le doublage et le sous-titrage
(1-02-08) Une étude, commanditée par la Commission Européenne, évalue les pratiques actuelles dans le domaine du doublage et du sous-titrage, dans les 31 pays participant au programme MEDIA 2007.
Après avoir présenté les différents acteurs de ces filières et la structure du marché du doublage et du sous-titrage, l'étude fournit des recommandations concernant les mesures à mettre en oeuvre au niveau communautaire pour favoriser la diversité linguistique tout en diminuant les obstacles à la circulation des oeuvres audiovisuelles européennes sur le marché international.
Les apports du numérique au doublage et au sous-titrage sont abordés tout au long de l'étude.
Observatoire Métiers Marchés : analyse de la production fictions TV 2007
(29-01-08) 2007 : CROISSANCE DE LA PRODUCTION DE FICTIONS TV ?
L’augmentation de 4% du nombre d’épisodes de fictions de « prime time » mises en production par les diffuseurs en 2007 n’a pas engendré la croissance des semaines de tournage escomptées. Si le nombre d’épisodes mis en production et les heures de programmes sont croissants (680 en 2007 contre 676 en 2006), les semaines de tournage baissent de 4% (1246 en 2007 contre 1297 en 2006).
L'observatoire de la FICAM (Fédération des Industries du cinéma, de l'audiovisuel et du Multimédia) constate aussi la poursuite de la mutation engagée ces dernières années vers le « tout numérique », notamment pour les supports de tournages.
L’impact « relocalisant » du crédit d’impôt audiovisuel mis en place en 2004 confirme son efficacité avec un nombre de productions délocalisées hors de France à seulement 6%. La réduction de la délocalisation, divisée par 3 depuis 2003, concerne l’ensemble des formats 26’, 52’ et 90’ ; seuls les unitaires de 90’ stagnent à 11% (contre 26% en 2003).
CONSEQUENCE DE LA PROGRESSION DES FORMATS COURTS ET DE 52’ : BAISSE DE C.A. POUR LES INDUSTRIES TECHNIQUES
Le poids des formats courts et des séries de 52’ augmente sensiblement et confirme la volonté des diffuseurs de privilégier ces formats en access prime time (+10% d’épisodes de 26’ en 2007 par rapport à 2005, année de « Plus belle la vie » pour le format court ; + 18% pour les séries de 52’).
L’arrivée de nouveaux projets « prime time » développés pour ce format et l’évolution des commandes de diffuseurs qui adaptent d'anciennes séries de 90’ en programmes de 52’ expliquent cette forte croissance du genre.
En revanche, les programmes de 90’ ne résistent pas et enregistrent une forte baisse de 28 % (222 heures de programmes contre 309 heures en 2006).
Cette évolution explique que les semaines de tournages et les heures de programmes n’augmentent pas autant que le nombre d’épisodes, ce qui génère pour les industries techniques du tournage et de la postproduction une baisse de chiffre d’affaires.
DES FICTIONS TV MAJORITAIREMENT EN VIDEO
La progression du support numérique HD concerne désormais 35 % des heures produites pour le prime time (contre 28% en 2006). Le support film 16mm se maintient donc en prime time à hauteur de 65%. En revanche, tous formats confondus (day time, access prime time et prime time), la production de fictions télévisuelles en numérique (HD et SD) est de 60%.
Le basculement en format court, phénomène le plus marquant de l’année, a entrainé le basculement des séries télé 26’ et 52’ en vidéo. Le 26’ est produit quasiment dans sa totalité en SD, le 52’ de plus en plus en HD (53% en 2007 contre 37% en 2006).
Alors que la postproduction a vécu sa conversion numérique il y a déjà quelques années, les prestataires observent maintenant une progression significative des commandes en H.D.
Si les formats courts et très courts sont post produits en SD (94%), les 52’ et les 90’ sont respectivement post produits à 85% et 79% en HD.
MUTATIONS TECHNOLOGIQUES ET EVOLUTION DU MODELE ECONOMIQUE DE PRODUCTION
L’évolution des équipements techniques vers le numérique, renforcée par l’arrivée de la haute définition, impliquent pour les industries techniques de lourds investissements. L'obsolescence rapide des outils techniques exige une valorisation des prestations que le marché n’intègre pas.
L’évolution du modèle économique de production (« produire plus et plus vite ») contraint les industries techniques à s’adapter à une plus grande rapidité de tournage et de postproduction (notamment les programmes de 26’).
Enfin, plus de la moitié des heures de programme ont été postproduites au sein des sociétés de production. Les producteurs assument par leurs propres moyens de postproduction près de 353 heures de programmes sur 680 (soit 52%), dont 202 heures de 52’ et 90’. L’intégration d’outils techniques de postproduction au sein des sociétés de production de fiction TV est en hausse constante (353 heures de programme touchées en 2007 contre 293 heures en 2006), comme cela avait déjà été constaté il y a quelques années dans la production publicitaire.
On observe que le format 26', en croissance en 2007, est plus particulièrement impacté par l'intégration de la post production. Ceci fait augmenter le pourcentage global qui passe de 41% à 52% d'heures de programme avec postproduction intégrée, et constitue une perte de CA croissante pour les prestataires techniques en 2007.
Observatoire Métiers Marchés : analyse de la production longs métrages 2007
(28-01-08) Hausse des tournages à l’étranger
La production de Longs Métrages d’Initiative Française est en hausse et atteint 161 tournages en 2007 (+6% par rapport à 2006)*. L’ensemble de ces projets tournés en 2007 représente 1322 semaines de tournage, dont 1026 sur le territoire français.
Cette hausse du volume de la production s’accompagne d’une hausse de la délocalisation des tournages; celle-ci augmente de 5 points et représente désormais 22% des tournages (contre 17% en 2006). Cette augmentation s’explique par la hausse des coproductions et des contraintes artistiques (« Un barrage contre le pacifique », « Inju »). Il reste cependant des projets qui se délocalisent pour des raisons économiques (attractivité fiscale de certains territoires, exemple « Faubourg 36 » en Tchéquie). Parallèlement, l’Observatoire Métiers Marchés constate une baisse des tournages de longs métrages américains cette année.
Ce constat renforce le besoin d’un crédit d’impôt international attirant les tournages et la postproduction en France.
Maintien du support film pour les tournages
Le support de tournage film pour les Longs Métrages de fiction d’Initiative Française est largement majoritaire en 2007 (79 % des projets tournés en 35mm et en 16mm) ; le support vidéo (HD à 88%) poursuit sa lente progression pour atteindre aujourd’hui 21% des tournages (contre 16% en 2006).
Ramenée en semaines de tournages, l’augmentation du tournage vidéo n’est que de trois points entre 2007 et 2006, probablement en raison de l’importance des projets plus courts en tournage vidéo.
Augmentation de la postproduction numérique
La postproduction numérique (hors montage) des Longs Métrages de fiction d’initiative française augmente de 9 points et représente 48% des postproductions faites en France en 2007. On notera que la postproduction 2K ne représente encore qu’à peine 20% de ces postproductions numériques.
Lorsque les tournages sont effectués sur support film 16mm la postproduction devient majoritairement numérique (58%) – pour traiter le gonflage 16/35 – alors que les projets tournés en 35mm, sont toujours post-produits en traditionnel à 64% en 2007. Les tournages vidéo engendrent bien évidemment des postproductions numériques majoritairement HD.
Hausse des Effets Visuels
On observe une hausse des effets visuels recensés sur les différents projets, 52 projets étant concernés en 2007, contre 43 en 2006. Lorsque le projet est d’initiative française, on constate que les effets visuels sont rarement délocalisés si la postproduction est effectuée en France, sauf dans le cas des sous-traitances éventuelles.
Le chiffre d’affaires des effets visuels, en augmentation depuis 2003 (+30%), atteint 33 millions d’euros en 2007.
* Le CNC recense 186 films d’initiative française, qui comprennent également les longs métrages d’animation et films documentaires.